Une évolution notable dans l’organisation de l’exécutif. La récente révision constitutionnelle introduit une nouvelle possibilité : le Premier ministre peut désormais présider le Conseil des ministres, sur délégation du Président de la République.
Jusqu’ici exclusivement dirigée par le chef de l’État, cette instance stratégique de décision reste sous son autorité. Le Président de la République demeure en effet le président du Conseil des ministres. Toutefois, il peut désormais confier cette responsabilité au Premier ministre, selon les circonstances ou les impératifs de gouvernance.
Cette mesure vise à apporter davantage de souplesse dans la conduite des affaires de l’État. Elle permet d’adapter le fonctionnement de l’exécutif aux exigences de l’action publique, notamment en cas d’absence du chef de l’État ou dans le cadre d’une meilleure répartition des tâches.
Dans ce nouveau dispositif, le Premier ministre voit son rôle renforcé. Il s’affirme davantage comme un acteur central de la coordination gouvernementale et de la mise en œuvre des politiques publiques. Cette évolution consacre une dimension plus opérationnelle de sa fonction.
Pour autant, la réforme ne remet pas en cause l’équilibre institutionnel. Le Président de la République conserve sa prééminence. Il reste le garant de la Constitution, de l’unité nationale et du bon fonctionnement des institutions. Il continue également de définir, en concertation avec le Premier ministre, les grandes orientations de la politique nationale.
À travers cette révision, les autorités entendent moderniser la gouvernance tout en préservant la stabilité des institutions.
