Mission accomplie avec brio pour les Lions de la Teranga. Dos au mur à Toronto, les hommes de Pape Thiaw ont corrigé l’Irak (5-0) lors de la dernière journée de la phase de poules. S’ils reprennent un sérieux espoir de qualification pour les seizièmes de finale grâce à une différence de buts soignée, les Sénégalais doivent désormais guetter les résultats de l’Espagne et de l’Égypte.
Le rugissement de l’espoir. Après deux revers initiaux inquiétants, le Sénégal a magnifiquement redressé la barre ce vendredi en pulvérisant l’Irak sur le score sans appel de 5 à 0. En s’imposant avec cinq buts d’écart, la sélection nationale fait un bond immense au classement des meilleurs troisièmes. Les Lions ont fait leur part du marché ; leur destin dépend désormais des autres pelouses, où des résultats favorables (nul ou victoire) de l’Espagne face à l’Uruguay et de l’Égypte face à l’Iran valideraient définitivement leur billet pour les seizièmes de finale.
Retour sur une soirée riche en émotions à travers les tops et les flops de la rencontre.
🟢 Les Tops : L’impact de Guèye, le record pour Sarr
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Pape Guèye, le facteur X : Son entrée en jeu a totalement transfiguré la sélection nationale. Auteur d’un doublé sensationnel grâce à deux véritables boulets de canon, le milieu de terrain a définitivement mis le Sénégal à l’abri. Au-delà de ses buts, son volume physique a fait un bien immense à un entrejeu moribond en début de partie, apportant la verticalité et l’impact qui manquaient cruellement.
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Ismaila Sarr entre dans l’histoire : Un but, une passe décisive et une place de choix au panthéon du football national. En surgissant au premier poteau tel un grand attaquant de pointe pour faire le break, Ismaila Sarr est devenu le meilleur buteur de l’histoire du Sénégal en Coupe du monde. Repositionné avec succès dans l’axe, il a pesé par son pressing agressif, récupérant notamment le ballon qui amène le troisième but de Pape Guèye.
🔴 Les Flops : Une première période amorphe, la soirée manquée de Mbaye
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Une première période frôlant l’ennui : L’ouverture du score précoce dès la 3e minute, suivie de l’expulsion d’un joueur irakien à la 10e minute, laissait présager un cavalier seul immédiat. Il n’en fut rien. Durant les 45 premières minutes, le Sénégal a joué sans rythme, sans idée et avec une lenteur exasperante dans les transitions, donnant parfois l’illusion de subir le match malgré la supériorité numérique. Un manque de détermination surprenant pour une équipe qui devait impérativement soigner sa différence de buts.
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Ibrahim Mbaye cherche encore ses marques : Attendu au tournant pour sa première titularisation à seulement 18 ans, le jeune ailier est passé à côté de son match. Face au bloc compact de l’Irak, il a été muselé par la paire Doski-Akam, affichant également de nombreuses maladresses techniques dans la conduite de balle. Sa seule lueur aura été cette superbe ouverture millimétrée pour Sadio Mané, gâchée par la star sénégalaise. Symptomatique de sa soirée difficile : c’est précisément après sa sortie que le Sénégal a passé la vitesse supérieure pour faire exploser la défense irakienne.
La bande à Pape Thiaw a désormais les yeux rivés sur les calculettes et les téléviseurs. La qualification n’a jamais semblé aussi proche, mais l’attente s’annonce insoutenable.
