En déplacement à Bambey ce samedi, le leader du parti Pastef est monté au créneau pour réclamer le maintien des élections locales à la date prévue. Dénonçant toute tentative de report, il a rappelé le caractère contraignant de la loi et mis en garde l’exécutif contre le risque de violation de son serment constitutionnel.
Le ton est donné. En visite politique ce samedi dans le département de Bambey, Ousmane Sonko a affiché une position catégorique face aux rumeurs de report des futures joutes locales. Pour le leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), l’heure n’est plus aux tractations, mais à l’arbitrage populaire.
« La phase de clarification politique est terminée, il ne reste plus que la clarification électorale. Et le peuple doit trancher », a-t-il affirmé avec véhémence devant ses militants.
Défiance envers le pouvoir : « De quoi ont-ils peur ? »
Revenant sur le discours des tenants du pouvoir qui prétendent avoir affaibli son parti et verrouillé l’appareil local, le président de Pastef n’a pas hésité à lancer un défi direct à ses adversaires :
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Un constat ironique : Le pouvoir affirme détenir la majorité des mairies, des directions générales et avoir « vidé » Pastef.
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L’interrogation : S’ils disposent de tels atouts sur le terrain, quelle raison justifierait une hésitation à affronter les urnes ?
Ousmane Sonko exige ainsi que l’on aille sans délai aux élections, rappelant que ces dernières sont encadrées par la loi et qu’aucun prétexte ne saurait en justifier le report.
Respect du serment et mémoire des luttes
Pour le chef de Pastef, reporter ces élections équivaudrait, de la part du Président de la République, à une trahison pure et simple de son serment de respecter et de faire respecter les lois de la République.
Il a notamment tenu à inscrire cette exigence dans la continuité des combats démocratiques récents, rappelant que le sang a déjà coulé pour défendre la démocratie :
« Il ne faut pas oublier que trois vies ont été perdues dans le combat contre le report d’une élection. Le président qui était ici voulait reporter et les gens ont refusé. Cette bataille contre le report nous a portés aujourd’hui au pouvoir. Qu’est-ce qui peut justifier, une fois au pouvoir, qu’on veuille reporter la première élection ? »
Exigence du calendrier républicain et révision des listes
Analysant la nature des différents scrutins, Ousmane Sonko a tenu à faire une distinction claire entre les législatives anticipées — consécutives à une dissolution de l’Assemblée nationale — et les élections locales, qui relèvent directement de l’agenda républicain.
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Une obligation légale : Les élections prévues dans le calendrier ne doivent pas dépendre du niveau de préparation des uns ou de la structuration des autres.
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L’échéance : Il martèle que le scrutin doit impérativement se tenir en janvier.
Enfin, le leader de Pastef a vivement dénoncé un retard injustifié dans l’organisation préparatoire, pointant du doigt le fait qu’à seulement quelques mois de la date théorique des élections, la révision habituelle des listes électorales n’ait toujours pas été engagée.
