SAINT-LOUIS — La célébration nationale de la Journée mondiale contre la rage s’est tenue ce lundi à Saint-Louis sous la présidence du ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne. Un événement phare qui a permis au gouvernement de rappeler l’urgence de renforcer la prévention contre cette zoonose mortelle, tout en réaffirmant l’engagement du Sénégal en faveur de l’objectif mondial : zéro décès humain dû à la rage d’ici 2030.
Face à une pathologie dont l’issue est quasi systématiquement fatale dès l’apparition des premiers symptômes, le ministre a insisté sur la nécessité d’une réponse collective, structurée et durable. Bien que redoutable, la maladie transmise principalement par la morsure du chien reste entièrement évitable grâce à la vaccination animale, la prise en charge médicale rapide des personnes exposées et le contrôle de la population canine.
Une circulation virale qui demeure préoccupante
Les données épidémiologiques présentées par le ministre témoignent de la persistance de la menace sur l’ensemble du territoire national :
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Bilan 2025 : Les services vétérinaires ont recensé 162 cas suspects chez les animaux. Les analyses effectuées par le Laboratoire national de l’élevage et de recherches vétérinaires (LNERV) sur 62 échantillons ont confirmé 60 cas positifs.
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Tendance 2026 (Janvier – Août) : La dynamique d’infection se maintient avec 35 cas de rage animale enregistrés, répartis sur 11 régions et 19 départements.
« Ces chiffres nous interpellent. Ils montrent que le virus continue de circuler sur notre territoire. Nous devons renforcer nos efforts », a martelé Ousmane Diagne devant les acteurs de la santé et de l’élevage.
Vaccination et gestion de la faune canine : le cœur de la stratégie
Pour stopper la chaîne de transmission, la stratégie ministérielle mise sur une intensification de la vaccination canine, une surveillance épidémiologique accrue et une sensibilisation aux soins post-exposition.
| Axes d’intervention | Actions menées & Projections |
| Bilan vaccinal 2025 | 1 379 chiens domestiques immunisés |
| Gestion des chiens errants | 1 909 interventions de contrôle enregistrées en 2025 |
| Nouvelle approche durable | Combinaison de la vaccination, de la stérilisation/castration, de l’assainissement public et de la responsabilisation des propriétaires |
Pour pérennaliser ces résultats, le gouvernement préconise une gestion intégrée ciblant la divagation des chiens, mais aussi l’amélioration du traitement des déchets ménagers qui attirent les meutes en milieu urbain.
L’approche « One Health » et l’appui des partenaires internationaux
Inscrivant l’action nationale dans le concept « One Health » (Une seule santé) — qui interconnecte la santé humaine, l’environnement et la santé animale —, le Sénégal entend consolider la synergie entre services médicaux, vétérinaires, chercheurs et collectivités territoriales.
Cette mobilisation bénéficie d’un soutien international fort :
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officialisé un don de 10 000 doses de vaccins antirabiques pour soutenir le plan de riposte.
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La FAO accompagne le pays dans le déploiement des campagnes de sensibilisation à destination des populations.
Une action ancrée au cœur des communautés
Concluant son allocution, Ousmane Diagne a rappelé que la bataille contre la rage ne se gagnera pas uniquement dans les laboratoires. Elle exige une implication à l’échelle des quartiers, des écoles et des foyers.
Les collectivités territoriales sont ainsi appelées à renforcer l’insalubrité publique et la régulation canine, tandis que le milieu éducatif jouera un rôle clé dans la protection des enfants, principales victimes des morsures. Enfin, le ministre a exhorté les propriétaires à faire vacciner leurs animaux et à consulter immédiatement un centre de santé en cas de morsure, qualifiant l’élimination de la rage à l’horizon 2030 d’objectif « pleinement réalisable » grâce à la coordination de tous les acteurs.
