À la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a délivré un plaidoyer remarqué pour la refonte de la gouvernance mondiale. À travers une prise de parole ancrée dans la continuité diplomatique et la quête de souveraineté, le président de la République trace les contours de la doctrine sénégalaise au cœur du nouvel ordre international.
Un appel sans équivoque pour la réforme de la gouvernance mondiale
Face à l’accumulation des crises géopolitiques et au risque d’effritement du système de coopération mondiale, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’attachement du Sénégal au droit international. Martelant que « le monde n’a pas besoin de postures unilatéralistes », le chef de l’État a appelé à bâtir « des ponts plutôt que des murs, le dialogue plutôt que la confrontation, et le droit plutôt que la force ».
Cette posture s’accompagne d’une exigence claire : rompre avec le statu quo quant à la représentation de l’Afrique au sein des instances décisionnelles internationales.
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Réforme du Conseil de sécurité : Dénonçant le « déficit de légitimité » de l’organe exécutif de l’ONU, le Président a plaidé pour l’application du Consensus d’Ezulwini afin d’accorder à l’Afrique la place stratégique qui lui revient de droit.
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Architecture financière internationale : Le chef de l’État a appelé à une révision en profondeur du système financier mondial, demandant un traitement soutenable de la dette, une fiscalité internationale plus équitable et un meilleur accès aux financements concessionnels.
Sécurité au Sahel et solidarité continentale
En sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a porté la voix d’une Afrique interconnectée face aux défis sécuritaires majeurs. Il a insisté sur la nécessité absolue de ne pas abandonedner le Sahel à la menace terroriste, rappelant que la déstabilisation de la sous-région a des répercussions directes sur la sécurité mondiale.
Illustrant un geste fort de continuité républicaine et de pragmatisme diplomatique, le Président sénégalais a profité de cette tribune pour renouveler son soutien à la candidature de son prédécesseur, l’ancien Président Macky Sall, au poste de Secrétaire général des Nations Unies.
Le Sénégal comme pont entre les nations
Sur le plan concret, le Sénégal affirme sa volonté de devenir un pôle multilatéral de référence en Afrique de l’Ouest. Le Président a mis en avant l’inauguration de la Maison des Nations Unies à Diamniadio, une infrastructure moderne construite sur fonds propres destinée à regrouper l’ensemble des agences onusiennes sur un site unique pour renforcer l’efficacité opérationnelle.
Enfin, en se tournant vers l’avenir, le chef de l’État a invité la communauté internationale à se rassembler à Dakar pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026, premier événement olympique jamais organisé sur le sol africain.
Par cette intervention, le Sénégal confirme son statut d’acteur clé du concert des nations : un État ouvert au dialogue, attaché à la paix et déterminé à défendre une voix africaine forte, décomplexée et souveraine dans la recomposition du monde.
