Malgré la fin de la mission de l’institution financière à Dakar, le nouveau programme d’aide tant espéré par les autorités sénégalaises n’est toujours pas signé. Si le FMI salue les premiers efforts de transparence face à l’épineux dossier de la « dette cachée », il exige des garanties supplémentaires, notamment de nouveaux audits indépendants.
Le suspense reste entier pour le gouvernement sénégalais. Alors que la dernière mission du Fonds monétaire international (FMI) a plié bagage vendredi dernier, l’accord de financement tant attendu par Dakar se fait toujours désirer. Jeudi, lors d’un point de presse, Julie Kozack, directrice du Département de la communication du FMI, a tenu à clarifier la situation tout en fixant le cap des prochaines discussions.
« Nous restons en contact avec les autorités sénégalaises concernant leur demande de nouveau programme », a-t-elle tempéré, précisant que les discussions techniques se poursuivent afin de bâtir une « compréhension commune des perspectives macroéconomiques » et des réformes prioritaires du pays.
Un satisfecit prudent sur la « dette cachée »
Au cœur des négociations : l’assainissement des finances publiques après la découverte de vulnérabilités majeures, communément qualifiées de « dette cachée ». Sur ce point, l’institution de Washington n’a pas tari d’éloges sur la réactivité de Dakar. Julie Kozack a notamment salué la mise en œuvre d’audits successifs de la dette publique et la fusion des fonctions de gestion de la dette pour une meilleure efficacité.
« Ce sont là des mesures correctives essentielles qui ont été prises », a reconnu la porte-parole du FMI.
La barre des exigences placée plus haut
Cependant, le satisfecit s’arrête là. Pour le FMI, le compte n’y est pas encore pour valider définitivement le programme de soutien. L’institution exige un ancrage plus profond des réformes avant de débloquer les fonds.
Pour consolider les progrès, la feuille de route imposée à Dakar comporte trois nouvelles exigences majeures :
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Le lancement d’un audit de la dette mené par un cabinet international privé.
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La finalisation complète de l’audit des arriérés de paiement de l’État.
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Le renforcement strict des contrôles des engagements budgétaires.
Le message du FMI est clair : la confiance se rétablit, mais la signature finale dépendra de la capacité du Sénégal à accepter un regard extérieur et indépendant sur ses comptes publics. La balle est désormais dans le camp des autorités sénégalaises.
