Le bras de fer se durcit au Centre Régional de Formation des Personnels de l’Éducation (CRFPE) de Thiès. Face au retard de paiement de leurs bourses du mois de mai 2026, l’Amicale des élèves-maîtres a décidé de reconduire son mouvement d’humeur pour 48 heures supplémentaires, paralysant les cours ces lundi 22 et mardi 23 juin 2026.
La crise couve à l’ex-École Normale de Thiès. Constatant l’absence de réaction de leur tutelle face à leurs revendications financières, l’Amicale des élèves-maîtres passe à la vitesse supérieure en mettant à jour son plan d’action. Les salles de classe resteront désertes en ce début de semaine.
Un sentiment de mépris face aux démarches entreprises
Pour les représentants des élèves-maîtres, la coupe est pleine. Malgré une posture qu’ils jugent responsable et de multiples tentatives de conciliation, le silence des autorités administratives et ministérielles passe mal.
« Malgré notre sens des responsabilités et les multiples démarches entreprises auprès des autorités compétentes, aucune suite concrète n’a encore été donnée au paiement de nos bourses », s’offusque l’Amicale dans un communiqué officiel destiné aux étudiants, à l’administration et à l’opinion publique.
« Pas de bourses, pas de cours »
Face à ce blocage, le mot d’ordre des protestataires est on ne peut plus clair et radical : « Pas de bourses, pas de cours ». L’Amicale se veut catégorique et prévient qu’aucun retour en zone de formation ne sera envisagé sans un geste financier immédiat de l’État : « Les élèves-maîtres ne regagneront les salles de classe qu’après le paiement effectif des bourses du mois de mai 2026. »
La porte reste ouverte au dialogue, sous conditions
Tout en affichant une fermeté absolue, les futurs enseignants se disent pourtant prêts à s’asseoir à la table des négociations pour débloquer la situation. Se disant « unis pour nos droits et engagés pour notre avenir », ils rappellent qu’ils demeurent ouverts au dialogue.
Cependant, le message lancé aux autorités est sans ambiguïté : « Seul un règlement concret de cette situation permettra une reprise normale des enseignements. » La balle est désormais dans le camp du ministère de l’Éducation et des services financiers de l’État pour éviter une année blanche ou un prolongement indéfini de la crise à Thiès.
