Réforme de l’Imprimerie nationale : Le Premier Ministre Ousmane Sonko pose les bases d’une transformation en profondeur

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 15 avril au Palais de la République, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un diagnostic sans complaisance de la situation de l’Imprimerie nationale du Sénégal, tout en esquissant les contours d’une réforme structurelle destinée à redonner à cette institution stratégique toute sa place dans l’architecture de l’État.

Un potentiel reconnu, mais sous-exploité

Actuellement érigée en service public administratif sous la tutelle du Secrétariat général du Gouvernement, l’Imprimerie nationale bénéficie d’une autonomie financière partielle. Sur le papier, l’institution dispose d’atouts majeurs : un personnel qualifié, une expertise reconnue et un parc d’équipements couvrant l’ensemble de la chaîne de production graphique et éditoriale.

Pourtant, comme l’a souligné le Premier ministre, ces atouts ne se traduisent pas encore par des performances à la hauteur des attentes. En cause, selon lui, un statut juridique inadapté aux exigences actuelles et des capacités de production limitées, qui freinent la pleine exploitation de ce potentiel.

Des avancées numériques à consolider

Sur le plan de la modernisation, Ousmane Sonko a toutefois rappelé les efforts déjà consentis, notamment le développement de l’application « Fatou », mise en place dans le cadre de la loi n°2021-21 consacrant la publication électronique du Journal officiel. Cette initiative marque une avancée importante vers la digitalisation des services publics et la modernisation de l’accès à l’information officielle.

Mais là encore, le Premier ministre estime que ces progrès restent insuffisants au regard des enjeux. Dans sa mission de service public, l’Imprimerie nationale s’est progressivement cantonnée à la seule publication des textes législatifs et réglementaires au Journal officiel, alors même que son champ d’intervention pourrait être bien plus large.

Une réforme ambitieuse pour changer de cap

Face à ce constat, le chef du gouvernement a plaidé pour une réforme globale, articulée autour de plusieurs axes structurants. Il s’agit d’abord de mettre en place un nouveau cadre de gouvernance, plus adapté aux défis contemporains. À cela s’ajoute l’adoption d’un modèle économique renouvelé, soutenu par des mécanismes de financement innovants.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de nouer un partenariat stratégique avec un acteur de référence, capable d’accompagner l’Imprimerie nationale dans sa montée en puissance. La réforme prévoit par ailleurs une réduction progressive des coûts liés à l’externalisation, afin de renforcer les capacités internes, ainsi qu’un plan robuste de digitalisation, indispensable pour améliorer la productivité et la qualité des services.

Redonner à l’Imprimerie nationale son rôle stratégique

À travers cette réforme, Ousmane Sonko entend repositionner l’Imprimerie nationale comme un outil moderne, performant et pleinement intégré à la dynamique de transformation de l’administration sénégalaise. L’enjeu dépasse la simple amélioration des performances : il s’agit de préserver un instrument de souveraineté de l’État, garant de la production et de la diffusion sécurisée des documents officiels.

Cette volonté de refondation s’inscrit dans une approche plus large de rationalisation de la gestion publique, où efficacité, transparence et innovation doivent désormais guider l’action de l’État.

Source Seneweb : https://www.seneweb.com/fr/news/9/imprimerie-nationale-sonko-propose-cinq-axes-de-reforme-pour-moderniser-la-structure_n_489731.html

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