Le président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, a opéré un remaniement ciblé au sein de l’appareil d’État en limogeant deux membres du gouvernement ainsi qu’un conseiller présidentiel.
Trois hauts responsables évincés
Les décisions actées par décrets présidentiels concernent :
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Mory Condé, jusque-là ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.
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Mourana Soumah, occupant le poste de ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.
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Mahamadou Abdoulaye Diallo, conseiller présidentiel en charge de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
Lutte contre la corruption et signal de fermeté
Bien que les textes officiels ne précisent pas explicitement les motifs de ces renvois, la presse locale fait état de soupçons de malversations financières et de surfacturation de travaux.
Cette vague d’évictions s’inscrit directement dans la ligne de conduite affichée par le chef de l’État. Dans une déclaration publiée sur ses canaux officiels, le président Doumbouya a tenu à réaffirmer son intransigeance face aux devoirs d’exemplarité de ses collaborateurs :
« Sur la lutte contre la corruption, je le redis avec la même fermeté qu’au premier jour : contre la corruption, ma main ne tremblera pas. Aucun rang, aucune fonction, aucune proximité ne met quiconque à l’abri de la rigueur républicaine. Les décisions intervenues ce soir au sein de la République en sont la preuve : l’exigence d’exemplarité s’applique à tous, sans exception, à commencer par ceux qui servent à mes côtés. »
Par cette mise au point, la présidence envoie un avertissement clair à l’ensemble des cadres de l’administration publique : l’appartenance au premier cercle du pouvoir ne constitue aucune garantie d’impunité face aux fautes de gestion ou aux atteintes à la probité.
