Économie bleue : Le Président Bassirou Diomaye Faye fixe le cap pour faire du Sénégal un géant maritime

Le Chef de l’État a ouvert ce jour le Forum sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue. Face à un potentiel sous-exploité, Bassirou Diomaye Faye a décliné sa feuille de route pour transformer les 750 kilomètres de côtes et le réseau fluvial sénégalais en moteurs de souveraineté et de croissance.

Le constat est lucide, presque sévère, mais résolument tourné vers l’avenir : avec 750 kilomètres de côtes et un vaste réseau fluvial, l’économie maritime du Sénégal ne pèse encore qu’une infime fraction de la richesse nationale.

« Ce n’est pas un bilan : c’est la mesure de ce que nous laissons inexploité », a martelé le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, donnant d’emblée le ton de ce forum stratégique.

Pour le Chef de l’État, le temps de la contemplation est révolu. Le Sénégal doit s’approprier pleinement sa façade atlantique et en faire un levier de développement durable et d’intégration territoriale.

Les grands chantiers du renouveau maritime

Pour concrétiser cette ambition, le président Faye a fixé un cap clair, articulé autour de quatre projets majeurs :

  • Le port en eau profonde de Ndayane : Véritable navire amiral de cette nouvelle politique, cette infrastructure sera dimensionnée pour accueillir les plus grands porte-conteneurs du monde, positionnant le Sénégal comme le hub logistique incontournable de l’Afrique de l’Ouest.

  • La modernisation des ports de pêche : Le Chef de l’État a insisté sur l’équité sociale et économique de cette transition. « Une politique maritime qui oublierait la pêche artisanale n’en serait pas une », a-t-il rappelé, s’engageant à soutenir activement les acteurs locaux et traditionnels.

  • Le désenclavement par des corridors logistiques : Le plan prévoit le déploiement d’axes de transport performants pour irriguer l’ensemble du territoire national, rapprochant ainsi les populations enclavées et insulaires des grands centres économiques.

  • La formation d’une élite maritime : L’annonce phare réside également dans la création d’une grande école des métiers de la mer, qui a vocation à devenir, à terme, une université dédiée pour former les compétences locales de demain.

La mer, nouveau territoire de souveraineté

Dans un contexte géopolitique en pleine mutation, le Président de la République a rappelé que la maîtrise des eaux est aujourd’hui une question de sécurité et d’indépendance nationale.

« Dans le monde d’aujourd’hui, la souveraineté ne se mesure plus seulement à la maîtrise de la terre, mais à la capacité d’un État à gouverner ses espaces maritimes. »

Le Sénégal refuse désormais le statut de simple point de passage passif sur les cartes maritimes internationales. Il entend s’affirmer et gouverner son espace comme un territoire à part entière, exploité de manière responsable et durable.

En clôturant son allocution sur une note de sagesse et de responsabilité environnementale, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les exigences d’une gestion durable : « La mer n’oublie jamais ceux qui la respectent. » Le message est clair : le développement du Sénégal de demain passera par l’océan, dans le respect de ses écosystèmes et au bénéfice exclusif de ses populations.

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