À un peu plus d’un an et demi de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, le Sénégal continue d’envoyer des signaux encourageants à la communauté sportive internationale. En visite officielle à Dakar, deux hauts responsables du Comité international olympique (CIO) ont exprimé une satisfaction claire quant à l’état d’avancement des préparatifs de cet événement historique, le premier du genre organisé sur le continent africain.
Il s’agit de Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux au CIO, et de Humphrey Kayange, président de la commission de coordination. À l’issue de plusieurs visites de terrain, les deux responsables ont dressé un bilan très positif des travaux en cours, soulignant un niveau d’exécution conforme, voire supérieur, aux attentes.
Des infrastructures presque prêtes, symbole d’un engagement tenu
Parmi les sites visités, la tour de l’Œuf du stade Iba-Mar-Diop a particulièrement retenu l’attention. Qualifiées de « pratiquement terminées », les infrastructures témoignent, selon les émissaires du CIO, d’un travail sérieux et constant mené par les autorités sénégalaises et le Comité d’organisation.
« Nous repartons avec beaucoup de certitudes sur la qualité du travail accompli », a affirmé Christophe Dubi, non sans évoquer une certaine fierté face aux progrès constatés. Habitué des missions à Dakar, il a également insisté sur l’énergie positive qui entoure le projet, portée à la fois par les équipes techniques, les pouvoirs publics et l’accompagnement des médias.
Une vision inclusive et ancrée dans le quotidien des populations
Au-delà du respect des délais, le CIO a tenu à saluer l’approche adoptée par le Sénégal en matière d’aménagement des sites. Contrairement à certains modèles privilégiant des infrastructures excentrées, le choix a été fait de conserver et de valoriser des installations en plein cœur de la ville. Une option jugée exemplaire, car elle favorise l’accessibilité, l’appropriation populaire et l’impact social des Jeux.
Pour le CIO, Dakar 2026 ne sera pas seulement une compétition sportive, mais une véritable fête populaire. Une fête « pour les jeunes, avec les jeunes et par les jeunes », qui reflète l’esprit même des Jeux olympiques de la jeunesse et leur vocation éducative et citoyenne.
Des indicateurs au vert sur le plan opérationnel
Sur le terrain, les chiffres confirment cet optimisme. Le président du Comité d’organisation, Mamadou Diagna Ndiaye, a annoncé un taux d’exécution des travaux compris entre 96 et 97 %. Une performance rendue possible grâce à un suivi rigoureux des chantiers et à une mobilisation continue des équipes.
Le coordonnateur général du COJOJ, Ibrahima Wade, a pour sa part précisé que les principales infrastructures sportives, dont le stade Iba-Mar-Diop et la piscine olympique, devraient être livrées d’ici la fin du mois d’avril. Les dernières finitions sont attendues dans un délai d’environ un mois et demi.
À Diamniadio, plusieurs équipements sont déjà fonctionnels, notamment le centre équestre. Le village olympique, qui sera aménagé au sein de l’Université Amadou Makhtar Mbow, suit également un calendrier maîtrisé. Les travaux de réhabilitation des bâtiments existants débuteront après le départ des étudiants, prévu fin mai.
Une nouvelle ère pour le sport africain
Dans cette dernière ligne droite, l’accent sera désormais mis sur l’installation et l’exploitation des sites. Dès le mois de mai, la signalétique officielle des Jeux sera déployée à Dakar, Diamniadio et Saly, marquant une étape visible et symbolique dans la concrétisation de l’événement.
Pour Humphrey Kayange, l’enjeu dépasse largement les frontières du Sénégal. Dakar 2026 représente une opportunité unique pour le développement du sport en Afrique. « Beaucoup d’athlètes rêvaient de concourir sur leur propre continent », a-t-il rappelé, évoquant l’ouverture d’une nouvelle ère pour le sport africain.
Au-delà de l’événement lui-même, ces Jeux laissent entrevoir un héritage durable : des infrastructures modernes, une expertise renforcée et une capacité accrue à accueillir de grands rendez-vous internationaux. Une ambition assumée par le Sénégal, qui entend faire de Dakar 2026 un tournant stratégique pour son rayonnement sportif et celui de l’Afrique.
Source RTS : https://www.rts.sn/actualite/detail/a-la-une/joj-dakar-2026-le-cio-salue-des-chantiers-quasiment-acheves-et-un-elan-collectif-prometteur
